Pédiatrie

Dans ce domaine médical très sensible et émotionnel, les équipes médicales françaises excellent.

Prendre soin des enfants, cela signifie des protocoles spécifiques, une attention particulière - certaines pathologies étant différentes de celles des adultes (dans le cas des cancers, par exemple) et les patients réagissent très bien aux traitements lourds et sont moins aptes à les gérer. Ils ont également besoin d’un soutien psychologique plus attentif et plus attentif tout au long du processus de soins.


Dans ce domaine, l'hôpital Necker-Enfants Malades joue un rôle singulier.


Fondé en 1778, le premier du genre au monde, l’hôpital Necker-Enfants Malades conserve son rôle de pionnier, grâce à des premières mondiales régulièrement organisées dans le domaine de la médecine de pointe.
Par exemple, dans le domaine des greffes et de la chirurgie complexe, la dernière création est la première reconstruction autologue complète - à partir de ses propres tissus - de la trachée chez un enfant en mai 2018.


Pour servir, sur les 3.065 hôpitaux et cliniques français, 597 ont des équipes et une organisation dédiées à l'accueil des enfants, des jeunes adultes et de leurs parents - en cas de long séjour - et 132 aux personnes atteintes de cancers leucémiques pédiatriques.
Parmi ceux-ci, C3Medical est fier de collaborer étroitement avec l'hôpital Necker-Enfants Malades à Paris, dans les domaines de la chirurgie délicate liée aux cancers du cerveau et ORL, aux cancers digestifs complexes et aux maladies cardiologiques.

Hôpital Necker - Enfants malades

Histoire


Au début du XVIIIe siècle, le curé de l'église Saint-Sulpice transforme un ancien pensionnat en petit hôpital paroissial: l'hôpital de l'Enfant Jésus. En 1751, il est devenu une Fondation royale. La Révolution française en a fait la Maison nationale des orphelins.

Puis, en 1778, Suzanne Necker, l'épouse du ministre des Finances de Louis XVI, crée un hôpital voisin, rue Sèvres, dédié à la médecine et à la chirurgie pour adultes. Elle voulait que ce soit un hôpital exemplaire où chaque patient avait un lit individuel. Dans cet hôpital, René Laennec a inventé le stéthoscope en 1816.

En 1802, le conseil général de l'hôpital décide de rassembler les orphelins dans un foyer pour enfants, appelé les enfants trouvés, dans la banlieue de Saint-Antoine. L'ancienne maison des orphelins est alors devenue le lieu de prise en charge de tous les enfants malades de moins de 15 ans, qui étaient auparavant hospitalisés dans les hôpitaux pour adultes Hôtel Dieu, La Charité, Necker, Cochin et Beaujon.

Cet hôpital de 250 lits a été baptisé Hôpital des Enfants Malades. Ce fut le premier hôpital pédiatrique créé au monde.

Aujourd'hui

L'hôpital Necker-Enfants Malades est l'héritier de cette double histoire: outre ses services dédiés à la médecine et à la chirurgie infantile, il dispose d'un service jeunes adultes de plus de 200 lits.

Profitant de ses origines uniques, ses équipes médicales ont développé un service médical de classe mondiale, soutenu par une synergie exceptionnelle entre l'expertise technique, les unités de recherche et les unités cliniques.

Dans un centre de référence majeur pour les maladies rares et les pathologies complexes, l'hôpital Necker-Enfants Malades offre des services bien au-delà de Paris et de sa région: plus de 20% des patients viennent d'autres provinces de France ou de l'étranger.

Faits et chiffres

Soins (par an)

- 310 000 consultations
- 74 000 urgences
- 62 000 hospitalisations
- 2400 livraisons de bébé
- 240 greffes d'organes
- 100 000 analyses d'imagerie et 140 millions d'analyses de laboratoire

9 départements

- Pédiatrie spécialisée
- Chirurgie pédiatrique
- Obstétrique et cardiologie pédiatrique
- Soins intensifs, Urgences, Anesthésiologie
- Hématologie, Immunologie, Infectiologie
- Uro-néphrologie, ophtalmologie
- Imagerie
- Médecine de laboratoire et pharmacie
- Recherche clinique, informatique et santé publique

7 organes transplantés à un enfant

l y a quatre ans, en 2010, à l'Hôpital Necker-Enfants malades de Paris, dans la plus grande discrétion, une enfant a bénéficié d'une greffe de sept organes, de l'estomac au côlon, en passant par les reins. Explications avec le Pr Christophe Chardot, l'un des trois chirurgiens qui ont réalisé cette greffe multiviscérale.

C'est une opération incroyable, l'opération de la dernière chance. En 2010, Erika, une jeune Allemande âgée de 5 ans à ce moment-là, reçoit le foie, les deux reins, l'estomac, l'intestin grêle, le côlon droit et enfin le duodéno-pancréas d'un même donneur.

Depuis sa naissance, Erika vit avec la maladie de Hirschsprung, l'une des plus fréquentes malformations du tube digestif, une maladie qui empêche la partie terminale de l'intestin de bien fonctionner. Dans son cas, c'est toute la zone de l'estomac au rectum qui ne fonctionne pas. Les nerfs de la paroi digestive étant malformés, le tube digestif ne peut se contracter normalement pour assurer la progression des aliments. Résultat : le transit intestinal ne se fait pas, la jeune fille ne peut s'alimenter normalement et tous les autres organes sont touchés. La seule solution est la greffe.

Douze heures d'intervention
A l'Hôpital Necker, trois chirurgiens se préparent à cette greffe multiviscérale au bloc opératoire. Le Pr Sabine Irtan, le Pr Yves Aigrain et le Pr Christophe Chardot vont travailler pendant douze heures. "On a retiré tous les organes malades en bloc que l'on a remplacés avec le greffon en bloc", raconte le Pr Christophe Chardot. "L'impression est étrange car l'abdomen est complètement déshabité, c'est une situation qu'on ne rencontre pas très souvent en chirurgie". Après l'intervention, la petite fille est prise en charge par une équipe de réanimation. Il faudra attendre plusieurs semaines de soins complexes, impliquant l'hépatologie, l'immunologie la radiologie pour qu'elle puisse rentrer à la maison.

Cette greffe de plusieurs organes n'est pas une première mondiale, mais c'est l'aboutissement de la greffe intestinale qui a débuté il y a quelques années par l'intestin seul puis par l'intestin et le foie jusqu'à arriver dans le cas d'Erika, à l'ensemble des organes digestifs. L'autre difficulté était de trouver un greffon de taille adaptée à l'enfant, cela peut prendre plusieurs mois voire plusieurs années.

Une vie presque normale
Aujourd'hui, la petite fille âgée de 8 ans et demi va bien. Elle a retrouvé une vie presque normale, elle va à l'école, et n'a plus de cathéter. Grâce à son nouvel intestin, elle est guérie de la maladie de Hirschprung.

Erika mange presque normalement, la nuit seulement elle reçoit un complément d'alimentation grâce à une gastrostomie, un petit bouton qui va directement dans l'estomac. Néanmoins, explique le Pr Chardot, "cette petite fille aura un traitement antirejet à vie, mais aussi une surveillance très étroite pour vérifier que ses organes ne présentent pas de rejet et qu'elle ne développe pas de complications du traitement immunosuppresseur en particulier des infections ou des tumeurs".

https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-sept-organes-greffes-a-une-enfant_13100.html - 08/04/2014

Hôpital Necker - Enfants malades

Histoire


Au début du XVIIIe siècle, le curé de l'église Saint-Sulpice transforme un ancien pensionnat en petit hôpital paroissial: l'hôpital de l'Enfant Jésus. En 1751, il est devenu une Fondation royale. La Révolution française en a fait la Maison nationale des orphelins.

Puis, en 1778, Suzanne Necker, l'épouse du ministre des Finances de Louis XVI, crée un hôpital voisin, rue Sèvres, dédié à la médecine et à la chirurgie pour adultes. Elle voulait que ce soit un hôpital exemplaire où chaque patient avait un lit individuel. Dans cet hôpital, René Laennec a inventé le stéthoscope en 1816.

En 1802, le conseil général de l'hôpital décide de rassembler les orphelins dans un foyer pour enfants, appelé les enfants trouvés, dans la banlieue de Saint-Antoine. L'ancienne maison des orphelins est alors devenue le lieu de prise en charge de tous les enfants malades de moins de 15 ans, qui étaient auparavant hospitalisés dans les hôpitaux pour adultes Hôtel Dieu, La Charité, Necker, Cochin et Beaujon.

Cet hôpital de 250 lits a été baptisé Hôpital des Enfants Malades. Ce fut le premier hôpital pédiatrique créé au monde.

Aujourd'hui

L'hôpital Necker-Enfants Malades est l'héritier de cette double histoire: outre ses services dédiés à la médecine et à la chirurgie infantile, il dispose d'un service jeunes adultes de plus de 200 lits.

Profitant de ses origines uniques, ses équipes médicales ont développé un service médical de classe mondiale, soutenu par une synergie exceptionnelle entre l'expertise technique, les unités de recherche et les unités cliniques.

Dans un centre de référence majeur pour les maladies rares et les pathologies complexes, l'hôpital Necker-Enfants Malades offre des services bien au-delà de Paris et de sa région: plus de 20% des patients viennent d'autres provinces de France ou de l'étranger.

Faits et chiffres

Soins (par an)

- 310 000 consultations
- 74 000 urgences
- 62 000 hospitalisations
- 2400 livraisons de bébé
- 240 greffes d'organes
- 100 000 analyses d'imagerie et 140 millions d'analyses de laboratoire

9 départements

- Pédiatrie spécialisée
- Chirurgie pédiatrique
- Obstétrique et cardiologie pédiatrique
- Soins intensifs, Urgences, Anesthésiologie
- Hématologie, Immunologie, Infectiologie
- Uro-néphrologie, ophtalmologie
- Imagerie
- Médecine de laboratoire et pharmacie
- Recherche clinique, informatique et santé publique

7 organes transplantés à un enfant

l y a quatre ans, en 2010, à l'Hôpital Necker-Enfants malades de Paris, dans la plus grande discrétion, une enfant a bénéficié d'une greffe de sept organes, de l'estomac au côlon, en passant par les reins. Explications avec le Pr Christophe Chardot, l'un des trois chirurgiens qui ont réalisé cette greffe multiviscérale.

C'est une opération incroyable, l'opération de la dernière chance. En 2010, Erika, une jeune Allemande âgée de 5 ans à ce moment-là, reçoit le foie, les deux reins, l'estomac, l'intestin grêle, le côlon droit et enfin le duodéno-pancréas d'un même donneur.

Depuis sa naissance, Erika vit avec la maladie de Hirschsprung, l'une des plus fréquentes malformations du tube digestif, une maladie qui empêche la partie terminale de l'intestin de bien fonctionner. Dans son cas, c'est toute la zone de l'estomac au rectum qui ne fonctionne pas. Les nerfs de la paroi digestive étant malformés, le tube digestif ne peut se contracter normalement pour assurer la progression des aliments. Résultat : le transit intestinal ne se fait pas, la jeune fille ne peut s'alimenter normalement et tous les autres organes sont touchés. La seule solution est la greffe.

Douze heures d'intervention
A l'Hôpital Necker, trois chirurgiens se préparent à cette greffe multiviscérale au bloc opératoire. Le Pr Sabine Irtan, le Pr Yves Aigrain et le Pr Christophe Chardot vont travailler pendant douze heures. "On a retiré tous les organes malades en bloc que l'on a remplacés avec le greffon en bloc", raconte le Pr Christophe Chardot. "L'impression est étrange car l'abdomen est complètement déshabité, c'est une situation qu'on ne rencontre pas très souvent en chirurgie". Après l'intervention, la petite fille est prise en charge par une équipe de réanimation. Il faudra attendre plusieurs semaines de soins complexes, impliquant l'hépatologie, l'immunologie la radiologie pour qu'elle puisse rentrer à la maison.

Cette greffe de plusieurs organes n'est pas une première mondiale, mais c'est l'aboutissement de la greffe intestinale qui a débuté il y a quelques années par l'intestin seul puis par l'intestin et le foie jusqu'à arriver dans le cas d'Erika, à l'ensemble des organes digestifs. L'autre difficulté était de trouver un greffon de taille adaptée à l'enfant, cela peut prendre plusieurs mois voire plusieurs années.

Une vie presque normale
Aujourd'hui, la petite fille âgée de 8 ans et demi va bien. Elle a retrouvé une vie presque normale, elle va à l'école, et n'a plus de cathéter. Grâce à son nouvel intestin, elle est guérie de la maladie de Hirschprung.

Erika mange presque normalement, la nuit seulement elle reçoit un complément d'alimentation grâce à une gastrostomie, un petit bouton qui va directement dans l'estomac. Néanmoins, explique le Pr Chardot, "cette petite fille aura un traitement antirejet à vie, mais aussi une surveillance très étroite pour vérifier que ses organes ne présentent pas de rejet et qu'elle ne développe pas de complications du traitement immunosuppresseur en particulier des infections ou des tumeurs".

https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-sept-organes-greffes-a-une-enfant_13100.html - 08/04/2014