Ophthalmologie

Avec l'orthopédie, l'ophtalmologie est l'une des spécialités médicales les plus anciennes.

Dans ce domaine, l'hôpital Quinze-Vingts à Paris, a été fondé en 1260 par le roi St Louis pour soigner les aveugles - pour les chevaliers revenant de croisades, dont la vue avait été gravement endommagée par le fort soleil du Moyen-Orient. Cette tradition s'est perpétuée au fil des siècles. L'hôpital de Quinze-Vingts est le plus ancien hôpital du genre au monde, toujours opérationnel aujourd'hui.

De la première chirurgie de la cataracte par extraction du cristallin en 1648 réalisée par l'ophtalmologiste Jacques Daviel, au traitement du cancer par protonthérapie, à la greffe de cornée et aux dernières recherches pour lutter contre la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge), les hôpitaux et les ophtalmologistes français sont à l'avant-garde dans des disciplines telles que:

  • Opération de la cataracte
  • Chirurgie réfractive pour corriger les défauts de vision: myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie, altérations oculaires provoquées par accident
  • Traitement des maladies: cancers de l'uvé, tumeurs oculaires malignes
  • Soins des maladies infectieuses oculaires

Aujourd'hui, 708 hôpitaux et cliniques traitent de la cataracte, 461 du glaucome, 331 de la rétine et 222 de la cornée.

Parmi ceux-ci, l'hôpital Quinze-Vingts de Paris joue toujours un rôle de premier plan aux côtés de l'Institut européen de la vision, pôle de recherche international de classe mondiale, réunissant 200 chercheurs, 12 équipes d'experts en ophtalmologie et 8 structures internationales dont les missions sont de découvrir et tester des innovations traitements des pathologies oculaires.

C3Medical est fier d'être un partenaire privilégié de l'Hôpital des Quinze-Vingts pour les soins de pointe et de l'Institut Curie pour les cancers, gérant son activité internationale de patients.

Tumeurs malignes de l'oeil

Il s'agit de tumeurs conjonctivales, palpébrales et orbitaires. Les cancers de l’œil nécessitent une prise en charge multidisciplinaire pour optimiser les chances de guérison.

  • Les tumeurs des paupières sont représentées par les carcinomes basocellulaires de loin les plus fréquents et qui dans la plupart des cas ont un excellent pronostic. Ces tumeurs ont une malignité locale mais ne font pas de métastases. La prise en charge chirurgicale initiale est le traitement de référence. Réalisée précocement elle permet de guérir le patient avec des séquelles chirurgicales minimes. Dans les formes plus évoluées, une chirurgie plus large avec reconstruction immédiate de la paupière est recommandée. Les résultats histologiques sont discutés en RCP. Les formes très évoluée localement peuvent également bénéficier d’une radiothérapie ou dans certains cas d’une thérapie ciblée.
  • D’autre tumeurs malignes de la paupière sont plus rares et plus agressives, pouvant donner des métastases sont le carcinome épidermoïde, sébacé ou les tumeurs de Merkel. Ces tumeurs sont le plus souvent traitées par une association de chirurgie et de radiothérapie. Elles bénéficient là aussi de l’approche multidisciplinaire et des avancées biologiques récentes.
  • Les tumeurs malignes de la conjonctive sont représentées par les lymphomes, les dysplasies sévères et carcinomes conjonctivaux, les mélanoses précancéreuses et mélanomes de la conjonctive. Ces lésions sont rares mais potentiellement graves et justifient d’une prise en charge précoce et adaptée. Les carcinomes conjonctivaux sont des tumeurs épithéliales dont le pronostic dépend de la taille initiale, des chirurgies préalables, du nombre de rechutes locales ainsi que de l’agressivité histologique. Lorsque la tumeur est bien prise en charge par une association de chirurgie et de radiothérapie par disque ou par proton on peut obtenir un excellent contrôle local avec peu de séquelles oculaires et prévenir le risque de rechute ganglionnaire et de métastases. Ces tumeurs peuvent également bénéficier d’une chimiothérapie ou d’une immunothérapie (Interféron alfa 2b) en collyre en complément.
  • Les mélanomes de la conjonctive sont des tumeurs malignes agressives. Ils sont proches des mélanomes cutanés bien que beaucoup plus rares. Ces tumeurs surviennent le plus souvent sur un état précancéreux appelé mélanose de Reese ou sur dégénérescence d’un naevus ancien voire de novo. La tumeur est généralement pigmentée, de croissance rapide chez un sujet à peau claire autour de 50 ans. La prise en charge nécessite un centre spécialisé et le traitement repose sur une exérèse chirurgicale suivie d’une radiothérapie complémentaire dont les modalités sont discutées en RCP. La recherche de mutations (BRAF, RAS, KIT) permet de guider en cas de métastases un traitement par thérapie ciblée ou immunothérapie approprié. Le mélanome conjonctival fait l’objet de recherche sur les mutations retrouvées au sein des tumeurs.
  • Le lymphome de la conjonctive est le plus souvent un lymphome de bon pronostic associé aux muqueuses (lymphome de type MALT). Il existe des formes plus rares et plus agressives. Le diagnostic se fait par une simple biopsie, la prise en charge est ensuite discutée en RCP avec les hématologues et les radiothérapeutes.
  • Les tumeurs de l’orbite sont rares et beaucoup plus polymorphes. On rencontre tous les types de tumeurs au niveau de l’orbite. Le diagnostic repose souvent sur la biopsie ou biopsie exérèse analysée par un anatomopathologiste aguerri.
  • Les tumeurs malignes de l’œil proprement dit sont représentées par les tumeurs primitives (rétinoblastome chez l’enfant, mélanome de la choroïde, lymphome oculaire primitif chez les adultes) et les métastases choroïdiennes provenant d’un cancer situé ailleurs (sein, poumon, colon…). Le diagnostic est posé par un ophtalmologiste spécialisé dans les tumeurs oculaires sur des arguments cliniques et échographiques. Une biopsie toujours de réalisation délicate dans un oeil n’est proposée que dans certains cas de diagnostic difficile.

Source: https://curie.fr/page/tumeurs-malignes-de-loeil

Mélanome de l'uvée

Le mélanome de l'uvée, qu'est-ce que c'est ?

  • Il peut survenir de novo ou par dégénérescence d'un naevus choroïdien. C'est pourquoi les patients chez qui on découvre un naevus choroïdien de grande taille bénéficient en général d'une surveillance régulière du fond d'œil.
  • Le mélanome de l'œil peut être découvert lors d'un examen de routine du fond d'œil ou à l'occasion de troubles visuels récents: baisse de l'acuité visuelle, tâche dans le champ visuel (scotome), éclairs lumineux, amputation du champ visuel (décollement de rétine).
  • Les tumeurs postérieures et à cheval sur l'équateur peuvent être traitées par protonthérapie : le chirurgien repère la tumeur et met en place des clips de tantale qui serviront à guider le faisceau de protons. Une ponction à l'aiguille fine est réalisée lors de l'intervention chaque fois que cela est possible pour mieux caractériser la tumeur sur le plan biologique. Une endorésection (ablation chirurgicale du tissu tumoral cicatriciel) est parfois réalisée après la protonthérapie pour éviter les complications, en particulier le glaucome neovasculaire. Pour les petites tumeurs antérieures, un traitement par curiethérapie à l'iode 125 peut être proposé. Ces traitements par radiothérapie permettent un contrôle local de la tumeur dans 95 % des cas. Une surveillance prolongée de la cicatrice oculaire est indispensable. Des complications (cataracte, glaucome, rétinopathie radique) sont possibles et nécessitent une prise en charge ophtalmologique.
  • L'énucléation ou ablation chirurgicale de l'œil est réservée aux tumeurs les plus volumineuses.
  • Un bilan d'extension est nécessaire pour rechercher des métastases à distance, notamment dans le foie

Source: https://curie.fr/page/melanome-de-luvee

Hôpital des Quinze-Vingts

Établissement public de santé de ressort national spécialisé en ophtalmologie, le Centre hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingts assure les missions d'un hôpital universitaire : les soins, l'enseignement, la recherche et la prévention.

Lié par convention de partenariat hospitalo-universitaire avec l'AP-HP, il est organisé autour des quatre services hospitalo-universitaires d'ophtalmologie des professeurs BAUDOUIN, BORDERIE, NORDMANN et SAHEL.
Entièrement tourné vers une seule discipline, l'ophtalmologie, le CHNO est devenu, au fil du temps, un véritable pôle de référence dans le traitement des pathologies de la vision. L'établissement est reconnu dans le monde entier et a contribué à la formation de plusieurs générations d'ophtalmologues français et étrangers. L'organisation du CHNO des Quinze-Vingts est entièrement tournée vers la prise en charge des maladies de l'œil et la pratique d'opérations chirurgicales : cataracte, dégénérescence maculaire liée à l'âge, rétine, glaucome, greffe de cornée, rétine, myopie, strabisme, voies lacrymales, paupières, uvéite, tumeurs …

L'offre de soins est construite autour de trois centres spécialisés du glaucome, de la cornée (y compris chirurgie réfractive et kératocône) et de la rétine, venus compléter le centre des consultations d'ophtalmologie, et propose, outre l'accueil des urgences ophtalmologiques 24h/24 et 7jours/7, la prise en charge de la majeure partie de la pathologie ophtalmologique, qu'elle soit médicale, chirurgicale ou neuro ophtalmologique. Un service de médecine interne complète cette palette de prise en charge.

Sa capacité d'hospitalisation est répartie entre hospitalisation traditionnelle (79 lits dont 17 dédiés à la prise en charge des pathologies infectieuses oculaires), et 53 places de chirurgie ambulatoire.

L'activité ambulatoire s'est développée activement au cours de ces dernières années et représente en 2017, près de 81% de l'activité chirurgicale globale du CHNO. Les actes de chirurgie de la cataracte sont pratiqués à 96,72% en ambulatoire, ceux de chirurgie du glaucome à 83%. L'activité de chirurgie ambulatoire a progressé de 7,76% entre 2016 et 2017.

Les équipes chirurgicales pratiquent les techniques et les actes les plus innovants au sein des neuf salles de bloc opératoire dotées d'équipements à la pointe de la technologie. L'hôpital dispose également de deux salles de bloc dédiées exclusivement aux injections intravitréennes, de deux salles de chirurgie réfractive et d'un bloc de petite chirurgie.

Le plateau technique spécialisé (laboratoire d'ophtalmo-biologie, service de neuro-imagerie doté d'un appareil IRM unique en Europe et d'un scanner de dernière génération, pharmacie agréée pour la production et la dispensation de collyres spécialisés apporte aux équipes médicales et chirurgicales un support médico-technique complet et spécialisé).

En 2017, ont été décomptés 21 581 séjours hospitaliers, 309 000 consultations et actes complémentaires et 60 240 passages aux Urgences.

La plus grande partie de son activité (84%) est réalisée pour des patients franciliens, les personnes domiciliées à Paris représentant plus de 23% de la patientèle, ceux originaires de province et de l'étranger (près de 16%).

Depuis 2008, l'hôpital accueille l'Institut de la vision dont la vocation consiste non seulement à promouvoir la recherche fondamentale sur la vision mais également à permettre le développement d'entreprises impliquées dans la prévention et le traitement des affections oculaires.

L'hôpital gère également la Résidence Saint Louis dédiée à l'hébergement des personnes aveugles ou malvoyantes.

Un hôpital étroitement lié à l'Université, au coeur de la recherche
1997 : convention de partenariat hospitalo-universitaire avec l'AP-HP et l'Université Pierre et Marie Curie,
1998 : convention entre l'AP-HP et l'UFR médicale de Saint-Antoine,
2000 : convention entre l'AP-HP et l'UFR médicale Paris Ouest,
2004 : convention portant création de la Fédération Inter-hospitalière des pathologies rétiniennes,
2013 : membre fondateur du DHU Vision et handicaps avec l'AP-HP, la Fondation Rothschild, l'INSERM, les universités Pierre et Marie Curie, Paris Diderot, Versailles St Quentin et la Fondation Voir et Entendre,
2018 : partenaire fondateur de l'IHU FOReSIGHT avec l'Université Paris Sorbonne, l'INSERM et la Fondation Voir et Entendre.
 

L'institut de la Vision
2008 fut l'année de l'ouverture d'un centre de recherche sur les maladies de l'œil de dimension internationale sur le site du CHNO des Quinze-Vingts grâce à un partenariat public-privé.

L'INSERM, l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), le Ministère de la recherche et le Centre Hospitalier National d'Ophtalmologie des Quinze-Vingts ont affiché la volonté de structurer l'espace de recherche et de développement consacré aux maladies de l'œil autour d'un pôle de dimension internationale.

C'est ainsi qu'est né le projet d'un centre de recherche sur les maladies oculaires, baptisé Institut de la Vision. Au côté de plusieurs laboratoires et services hospitaliers d'Ile-de-France et grâce au soutien de la Région Ile-de-France, de la Ville de Paris, de l'INSERM, de l'Université Pierre et Marie Curie, de plusieurs partenaires associatifs, cet institut forme la branche vision, ou visiopôle, de MediCen Santé, le pôle de compétitivité mondial Ile-de-France, dont une part est consacrée aux maladies du système nerveux.

L'Institut de la Vision occupe un ensemble immobilier d'une surface de 11 000 m² construit sur le site du CHNO des Quinze-Vingts. Le Professeur José-Alain SAHEL, Directeur du laboratoire de Physiopathologie cellulaire et moléculaire de la rétine UMR 592-INSERM-Université Pierre et Marie Curie Paris et porteur du projet depuis 2002, en assure la direction scientifique.

Source: https://www.15-20.fr/le-chno-des-quinze-vingts/nous-decouvrir/

Tumeurs malignes de l'oeil

Il s'agit de tumeurs conjonctivales, palpébrales et orbitaires. Les cancers de l’œil nécessitent une prise en charge multidisciplinaire pour optimiser les chances de guérison.

  • Les tumeurs des paupières sont représentées par les carcinomes basocellulaires de loin les plus fréquents et qui dans la plupart des cas ont un excellent pronostic. Ces tumeurs ont une malignité locale mais ne font pas de métastases. La prise en charge chirurgicale initiale est le traitement de référence. Réalisée précocement elle permet de guérir le patient avec des séquelles chirurgicales minimes. Dans les formes plus évoluées, une chirurgie plus large avec reconstruction immédiate de la paupière est recommandée. Les résultats histologiques sont discutés en RCP. Les formes très évoluée localement peuvent également bénéficier d’une radiothérapie ou dans certains cas d’une thérapie ciblée.
  • D’autre tumeurs malignes de la paupière sont plus rares et plus agressives, pouvant donner des métastases sont le carcinome épidermoïde, sébacé ou les tumeurs de Merkel. Ces tumeurs sont le plus souvent traitées par une association de chirurgie et de radiothérapie. Elles bénéficient là aussi de l’approche multidisciplinaire et des avancées biologiques récentes.
  • Les tumeurs malignes de la conjonctive sont représentées par les lymphomes, les dysplasies sévères et carcinomes conjonctivaux, les mélanoses précancéreuses et mélanomes de la conjonctive. Ces lésions sont rares mais potentiellement graves et justifient d’une prise en charge précoce et adaptée. Les carcinomes conjonctivaux sont des tumeurs épithéliales dont le pronostic dépend de la taille initiale, des chirurgies préalables, du nombre de rechutes locales ainsi que de l’agressivité histologique. Lorsque la tumeur est bien prise en charge par une association de chirurgie et de radiothérapie par disque ou par proton on peut obtenir un excellent contrôle local avec peu de séquelles oculaires et prévenir le risque de rechute ganglionnaire et de métastases. Ces tumeurs peuvent également bénéficier d’une chimiothérapie ou d’une immunothérapie (Interféron alfa 2b) en collyre en complément.
  • Les mélanomes de la conjonctive sont des tumeurs malignes agressives. Ils sont proches des mélanomes cutanés bien que beaucoup plus rares. Ces tumeurs surviennent le plus souvent sur un état précancéreux appelé mélanose de Reese ou sur dégénérescence d’un naevus ancien voire de novo. La tumeur est généralement pigmentée, de croissance rapide chez un sujet à peau claire autour de 50 ans. La prise en charge nécessite un centre spécialisé et le traitement repose sur une exérèse chirurgicale suivie d’une radiothérapie complémentaire dont les modalités sont discutées en RCP. La recherche de mutations (BRAF, RAS, KIT) permet de guider en cas de métastases un traitement par thérapie ciblée ou immunothérapie approprié. Le mélanome conjonctival fait l’objet de recherche sur les mutations retrouvées au sein des tumeurs.
  • Le lymphome de la conjonctive est le plus souvent un lymphome de bon pronostic associé aux muqueuses (lymphome de type MALT). Il existe des formes plus rares et plus agressives. Le diagnostic se fait par une simple biopsie, la prise en charge est ensuite discutée en RCP avec les hématologues et les radiothérapeutes.
  • Les tumeurs de l’orbite sont rares et beaucoup plus polymorphes. On rencontre tous les types de tumeurs au niveau de l’orbite. Le diagnostic repose souvent sur la biopsie ou biopsie exérèse analysée par un anatomopathologiste aguerri.
  • Les tumeurs malignes de l’œil proprement dit sont représentées par les tumeurs primitives (rétinoblastome chez l’enfant, mélanome de la choroïde, lymphome oculaire primitif chez les adultes) et les métastases choroïdiennes provenant d’un cancer situé ailleurs (sein, poumon, colon…). Le diagnostic est posé par un ophtalmologiste spécialisé dans les tumeurs oculaires sur des arguments cliniques et échographiques. Une biopsie toujours de réalisation délicate dans un oeil n’est proposée que dans certains cas de diagnostic difficile.

Source: https://curie.fr/page/tumeurs-malignes-de-loeil

Mélanome de l'uvée

Le mélanome de l'uvée, qu'est-ce que c'est ?

  • Il peut survenir de novo ou par dégénérescence d'un naevus choroïdien. C'est pourquoi les patients chez qui on découvre un naevus choroïdien de grande taille bénéficient en général d'une surveillance régulière du fond d'œil.
  • Le mélanome de l'œil peut être découvert lors d'un examen de routine du fond d'œil ou à l'occasion de troubles visuels récents: baisse de l'acuité visuelle, tâche dans le champ visuel (scotome), éclairs lumineux, amputation du champ visuel (décollement de rétine).
  • Les tumeurs postérieures et à cheval sur l'équateur peuvent être traitées par protonthérapie : le chirurgien repère la tumeur et met en place des clips de tantale qui serviront à guider le faisceau de protons. Une ponction à l'aiguille fine est réalisée lors de l'intervention chaque fois que cela est possible pour mieux caractériser la tumeur sur le plan biologique. Une endorésection (ablation chirurgicale du tissu tumoral cicatriciel) est parfois réalisée après la protonthérapie pour éviter les complications, en particulier le glaucome neovasculaire. Pour les petites tumeurs antérieures, un traitement par curiethérapie à l'iode 125 peut être proposé. Ces traitements par radiothérapie permettent un contrôle local de la tumeur dans 95 % des cas. Une surveillance prolongée de la cicatrice oculaire est indispensable. Des complications (cataracte, glaucome, rétinopathie radique) sont possibles et nécessitent une prise en charge ophtalmologique.
  • L'énucléation ou ablation chirurgicale de l'œil est réservée aux tumeurs les plus volumineuses.
  • Un bilan d'extension est nécessaire pour rechercher des métastases à distance, notamment dans le foie

Source: https://curie.fr/page/melanome-de-luvee

Hôpital des Quinze-Vingts

Établissement public de santé de ressort national spécialisé en ophtalmologie, le Centre hospitalier national d'ophtalmologie des Quinze-Vingts assure les missions d'un hôpital universitaire : les soins, l'enseignement, la recherche et la prévention.

Lié par convention de partenariat hospitalo-universitaire avec l'AP-HP, il est organisé autour des quatre services hospitalo-universitaires d'ophtalmologie des professeurs BAUDOUIN, BORDERIE, NORDMANN et SAHEL.
Entièrement tourné vers une seule discipline, l'ophtalmologie, le CHNO est devenu, au fil du temps, un véritable pôle de référence dans le traitement des pathologies de la vision. L'établissement est reconnu dans le monde entier et a contribué à la formation de plusieurs générations d'ophtalmologues français et étrangers. L'organisation du CHNO des Quinze-Vingts est entièrement tournée vers la prise en charge des maladies de l'œil et la pratique d'opérations chirurgicales : cataracte, dégénérescence maculaire liée à l'âge, rétine, glaucome, greffe de cornée, rétine, myopie, strabisme, voies lacrymales, paupières, uvéite, tumeurs …

L'offre de soins est construite autour de trois centres spécialisés du glaucome, de la cornée (y compris chirurgie réfractive et kératocône) et de la rétine, venus compléter le centre des consultations d'ophtalmologie, et propose, outre l'accueil des urgences ophtalmologiques 24h/24 et 7jours/7, la prise en charge de la majeure partie de la pathologie ophtalmologique, qu'elle soit médicale, chirurgicale ou neuro ophtalmologique. Un service de médecine interne complète cette palette de prise en charge.

Sa capacité d'hospitalisation est répartie entre hospitalisation traditionnelle (79 lits dont 17 dédiés à la prise en charge des pathologies infectieuses oculaires), et 53 places de chirurgie ambulatoire.

L'activité ambulatoire s'est développée activement au cours de ces dernières années et représente en 2017, près de 81% de l'activité chirurgicale globale du CHNO. Les actes de chirurgie de la cataracte sont pratiqués à 96,72% en ambulatoire, ceux de chirurgie du glaucome à 83%. L'activité de chirurgie ambulatoire a progressé de 7,76% entre 2016 et 2017.

Les équipes chirurgicales pratiquent les techniques et les actes les plus innovants au sein des neuf salles de bloc opératoire dotées d'équipements à la pointe de la technologie. L'hôpital dispose également de deux salles de bloc dédiées exclusivement aux injections intravitréennes, de deux salles de chirurgie réfractive et d'un bloc de petite chirurgie.

Le plateau technique spécialisé (laboratoire d'ophtalmo-biologie, service de neuro-imagerie doté d'un appareil IRM unique en Europe et d'un scanner de dernière génération, pharmacie agréée pour la production et la dispensation de collyres spécialisés apporte aux équipes médicales et chirurgicales un support médico-technique complet et spécialisé).

En 2017, ont été décomptés 21 581 séjours hospitaliers, 309 000 consultations et actes complémentaires et 60 240 passages aux Urgences.

La plus grande partie de son activité (84%) est réalisée pour des patients franciliens, les personnes domiciliées à Paris représentant plus de 23% de la patientèle, ceux originaires de province et de l'étranger (près de 16%).

Depuis 2008, l'hôpital accueille l'Institut de la vision dont la vocation consiste non seulement à promouvoir la recherche fondamentale sur la vision mais également à permettre le développement d'entreprises impliquées dans la prévention et le traitement des affections oculaires.

L'hôpital gère également la Résidence Saint Louis dédiée à l'hébergement des personnes aveugles ou malvoyantes.

Un hôpital étroitement lié à l'Université, au coeur de la recherche
1997 : convention de partenariat hospitalo-universitaire avec l'AP-HP et l'Université Pierre et Marie Curie,
1998 : convention entre l'AP-HP et l'UFR médicale de Saint-Antoine,
2000 : convention entre l'AP-HP et l'UFR médicale Paris Ouest,
2004 : convention portant création de la Fédération Inter-hospitalière des pathologies rétiniennes,
2013 : membre fondateur du DHU Vision et handicaps avec l'AP-HP, la Fondation Rothschild, l'INSERM, les universités Pierre et Marie Curie, Paris Diderot, Versailles St Quentin et la Fondation Voir et Entendre,
2018 : partenaire fondateur de l'IHU FOReSIGHT avec l'Université Paris Sorbonne, l'INSERM et la Fondation Voir et Entendre.
 

L'institut de la Vision
2008 fut l'année de l'ouverture d'un centre de recherche sur les maladies de l'œil de dimension internationale sur le site du CHNO des Quinze-Vingts grâce à un partenariat public-privé.

L'INSERM, l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), le Ministère de la recherche et le Centre Hospitalier National d'Ophtalmologie des Quinze-Vingts ont affiché la volonté de structurer l'espace de recherche et de développement consacré aux maladies de l'œil autour d'un pôle de dimension internationale.

C'est ainsi qu'est né le projet d'un centre de recherche sur les maladies oculaires, baptisé Institut de la Vision. Au côté de plusieurs laboratoires et services hospitaliers d'Ile-de-France et grâce au soutien de la Région Ile-de-France, de la Ville de Paris, de l'INSERM, de l'Université Pierre et Marie Curie, de plusieurs partenaires associatifs, cet institut forme la branche vision, ou visiopôle, de MediCen Santé, le pôle de compétitivité mondial Ile-de-France, dont une part est consacrée aux maladies du système nerveux.

L'Institut de la Vision occupe un ensemble immobilier d'une surface de 11 000 m² construit sur le site du CHNO des Quinze-Vingts. Le Professeur José-Alain SAHEL, Directeur du laboratoire de Physiopathologie cellulaire et moléculaire de la rétine UMR 592-INSERM-Université Pierre et Marie Curie Paris et porteur du projet depuis 2002, en assure la direction scientifique.

Source: https://www.15-20.fr/le-chno-des-quinze-vingts/nous-decouvrir/