Comment faire de la santé de ses collaborateurs un facteur de performance ?

La #santémentale des équipes dans l’entreprise n’est pas un luxe. Surtout avec contexte sanitaire actuel 😷. Investir dans cette approche a de multiples bénéfices pour les collaborateurs et pour l’entreprise. Découvrez cette relation gagnant /gagnant dans l’article ici 👇

À première vue et sans y réfléchir,  on pourrait penser qu’investir de l’argent pour prévenir les maladies de ses collaborateurs (maladies chroniques, troubles musculosquelettiques, stress) est une charge supplémentaire pour les entreprises.

Déjà soumises à une forte pression, notamment en cette période de crise sanitaire, ces dépenses pourraient être considérées comme des surcoûts non négligeables.

Et pourtant, les études montrent qu’une telle dépense génère un retour sur investissement de l’ordre de 20 à 40% !

D’autres études ont démontré que les entreprises ayant une véritable démarche pour la préservation de la santé mentale et physique de leurs collaborateurs, obtiennent un impact “business”  bien supérieur à ce score.

Les dépenses en soins et médicaments se voient diminuées.  Ainsi, les polices d’assurances n’auraient pas besoin d’être optimisées.

Concrètement, cela se traduit par des équipes en bonne santé, épanouies.  Des équipes qui sont plus performantes, plus fidèles et qui véhiculent, in fine, une image positive de leur entreprise face au client ou dans leur entourage proche.

Aider au renforcement du bien-être de ses employés, dénote un état d’esprit proactif et bienveillant au sein de l’entreprise et de son équipe de management.

C’est l’idée que des équipes bien considérées, motivées savent générer un niveau de performance bien supérieur à celui généré par des équipes qui ne se sentent pas soutenues par leur organisation.

Les impacts positifs sont nombreux et souvent bien supérieurs aux investissements mis en œuvre :

●   La satisfaction clients est optimisée. Un collaborateur “bien dans sa peau” est plus attentif au client.

●   La productivité des équipes est améliorée grâce à un taux d’absentéisme réduit,

●   La capacité à recruter les meilleurs collaborateurs et à les garder sur la durée est augmentée.

Transformer la mise en place d’une politique santé en facteur de performance  nécessite néanmoins d’avoir une approche construite, cohérente et pilotée.

L’idée est d’éviter de multiplier les petites actions. Toutes ces nombreuses “petites dépenses” qui ne mènent nulle part, sauf vers une décrédibilisation de la société et l’impression que ce qui est fait coûte cher et ne sert à rien. En bref, la sensation amère que cet énième programme mis en place par la direction « accouchera d’une souri »…

Alors, quelles solutions serait-il pertinent de mettre en œuvre ?

Voici quelques pistes :

Formaliser et communiquer sur une stratégie « santé » par la direction de l’entreprise auprès des collaborateurs.

Objectif : les informer des priorités définies, des actions menées, du cadre de la politique mise en place, de les rassurer, de les sensibiliser et de les motiver à prendre soins d’eux… avec l’entreprise pour les aider.

Cet engagement doit être réel et crédible et doit être porté par toute l’équipe d’encadrement.

Avoir des collaborateurs en bonne santé doit faire partie des objectifs clés de la société et être communiqué et vécu comme tel.

Proposer des bilans, des outils, des accompagnements de qualité et faciles d’accès aux collaborateurs.

Objectif : leur donner envie de prendre leur santé en main, la possibilité de définir leur propre plan d’actions et d’en voir les impacts ;

Mesurer les progrès réalisés.  Commencer par faire un état des lieux au sein de l’entreprise est primordial.

Comment ? Simplement en proposant des bilans de santé individuels adaptés, des enquêtes auprès des salariés dès le démarrage du programme.

Objectif : rendre les collaborateurs acteurs de leur propre santé, et pour mesurer de façon anonymisée quelques indicateurs clés (% personnes diabétiques,  poids moyens, taux d’absentéisme, % de personnes avec problème de tension, niveau de bien être moyen, etc.).

Ces indicateurs devront être définis en amont au sein de l’entreprise en fonction des secteurs et des enjeux.

Des campagnes de récupération de données seront menées régulièrement pour mesurer les progrès réalisés dans le temps sur ces indicateurs.

Chaque nouveau collaborateur doit pouvoir également bénéficier d’un bilan à son arrivée et ainsi enrichir la base de données.

Définir des plans d’actions de prévention, de communication, de formation, de suivi individualisé, de réorganisation de certains postes, etc…

Objectif : agir sur les indicateurs identifiés comme les plus pertinents.

Ces actions pourront être des actions ….

Ces plans d’actions doivent être concrets, associés à des dates de mise en œuvre, financés, et pilotés par des responsables de projets reconnus dans l’entreprise et fortement impliqués ;

Communiquer régulièrement sur les objectifs fixés, les actions menées et les résultats obtenus.

Objectif : s’assurer que l’initiative vive, qu’elle soit dynamique et qu’elle porte des résultats concrets.

Alors, comment favoriser l’impact positif d’une politique santé en entreprise ?

1)      La santé en entreprise est un état d’esprit, pas uniquement une posture de « Health Washing » ;

2)      Il faut donner confiance en communicant sur la confidentialité des données. Des outils permettant de conserver confidentielles toutes les données collectées. Celles-ci pourront être utilisées de façon anonymisée à des fins statistiques et de pilotage ;

3)      Il faut faire vivre le projet en interne : s’engager sur la durée, fournir un suivi et une animation du programme avec des communications, des témoignages, des tendances, des exemples de réalisation ;

4)      Il est important de mesurer régulièrement les progrès réalisés et d’ajuster les plans d’actions si besoin ;

5)      La responsabilisation des individus est clef, en leur donnant l’envie, les moyens et les outils de qualité et adaptés pour agir.